lundi, août 02, 2010

L’enfer des cabines d’essayage




Dans le top 3 des situations humiliantes en cabine le célèbre « çapassepas » . Vous ne comprenez pas, c’est votre taille et vous n‘avez pas particulièrement abusé de chocolat cette semaine (bon avouons vous n’avez pas particulièrement abusé de sport non plus) tout devrait aller, ça devrait passer comme une lettre à la poste…Et rien à faire, vous ne rentrez pas dedans, ça bloque désespérément. Mais vous n’êtes pas du genre à lâcher si facilement, vous en faites une question d’honneur ! Vous rentrerez dans cette foutue robe coûte que coûte. Bon ça ne passe pas par le bas, qu’à cela ne tienne, vous allez la faire passer pas le haut, vous n’êtes peut être pas une fan de sport mais ça c’est mieux que la gym acrobatique, vous vous contorsionnez, rentrez le ventre, les fesses tout ce que vous pouvez pour que ce fichu truc paaasse. Vous êtes à bout de force, un bras passé dans le col, ça fait un mal de chien et vous avez une crampe au mollet mais au moins vous avez réussi à passer une épaule victorieuse , vous y êtes presque, vous tirez de toutes vos forces, faites la sourde oreille aux craquements de protestation du tissu qui s’étend…Mais là vous êtes bien forcée de vous rendre à l’évidence…non seulement vous ne rentrerez jamais dans cette robe (vous venez d’ailleurs de décider qu’elle est moche) mais pire encore, vous êtes …coincée dedans. Marche arrière toute ! Vous battez en retraite et tirez à présent dans touts les sens pour en sortir, vous pédalez dans l’air avec vos bras, manquez de peu de voler la tête la première dans le miroir quand ce dernier vous renvoie votre image pas très glamour : vous êtes toute rouge, vous suffoquez n’en pouvez plus, la robe elle, ne bouge plus, elle est coincée dans vos bourrelets. C’est la catastrophe. C’est dans cette position des plus gracieuses que vous évaluez rapidement la situation ainsi que les solutions qui s’offrent à vous : la déchirer pour vous libérer ou aller demander de l’aide au monsieur qui tient les cabines…La première est risquée, vous allez être trahie par l’énorme « shkriiik » du tissu déchiré et si vous vous faites prendre vous allez être obligée de payer pour un truc en lambeaux (ça c’est pas grave vous pourrez toujours dire que vous adorez Balmain)mais vous ne rentrez quand même pas dedans donc c’est pas la peine . La seconde solution est, quant à elle, juste trop humiliante et hors de question, vous préférez encore vous faire hara-kiri avec votre talon aiguille que vous taper la honte de déambuler dans le magasin les fesses à l’air et la robe coincée entre votre nez et vos oreilles… Il y a quand même un happy end à ce genre de péripétie, en effet vous étiez tellement empressée d’essayer la robe que vous avez plongé dedans sans remarquer qu’il y avait une fermeture éclair sur le coté. Ouf .


En seconde position, il y a les cabines mal équipées, vous êtes déjà contrariée quand il n y a pas de tabouret pour poser votre sac (et vos fesses quand vous remettez vos chaussures) mais le pire ce sont les magasins qui ne jugent pas utile de placer un miroir dans chaque cabine, s’imaginant que la grande glace murale à l’extérieur suffit. Comme si on était dans une sorte de communauté délurée de hippies heureuse et fraternelle, sauf que vous n’avez pas forcément envie de vous livrer aux habituelles contorsions pour checker votre cellulite et sa visibilité dans ce mini short devant tout le monde, non vous préférez faire ça à l’aise planquée dans la cabine. Ou les jeans, vous n’avez aucune idée du rendu qu’il a sur vous, vous sortez plus au moins confiante et puis vous apercevez votre reflet et découvrez que ce jeans vous rajoute au moins 3 kg dans chaque cuisse, vous vous enfuyez dans la cabine avant d’avoir eu le temps de mieux regarder et d’évaluer si une tunique ou des talons auraient pu arranger l’affaire… c’est oppressant, tout le monde vous regarde. Et puis sortir de la cabine c’est aussi se jeter dans la gueule des grandes méchantes vendeuses qui vont vous donner leur avis que vous n’avez pas demandé. Et c’est triste à avouer, mais les « avec des yeux comme les vôtres c’est la couleur parfaite » ou « c’est fou ce que ça vous affine ! » marchent toujours avec vous, même pour le jeans elle trouveront des arguments « ok il ne met pas la silhouette en valeur mais la coupe est tellement géniale qu’elle donne une dégaine stylée à n’importe quelle tenue » merde, c’est vrai ça. Elles connaissent leur métier…il fallait rester dans la cabine planquée et utiliser la bonne vieille technique du mms à la best friend qui vous aurait directement répondu un « lol » ou un « mdr » hilare qui aurait confirmé votre première impression et ce traitre de jeans aurait atterri sur la tringle de la non moins traitresse vendeuse.

Mais supposons que vous ne soyez pas seule, et ayez amené quelqu’un avec vous pour affronter H&M et son univers impitoyable… Au choix votre mère, une copine, votre chéri.
Le rapport mère/fille pendant le shopping est très particulier, proche de la période de gestation (remplacez le cordon ombilical par la carte de crédit ! muahaha) quoiqu’il en soit ce rapport est propre à chaque binôme mais il y a quand même certaines habitudes qu’ont toutes les mères en tête de peloton : tirer brusquement le rideau de la cabine en demandant si « ça va » sans prévenir alors que vous êtes à moitié à poil , elles le font toutes c’est une calamité ! Avec la meilleure amie, là aussi ça varie de celle qui vous envoie chercher un 38 puis un 36 et finalement ressort avec un 40 en pleurnichant qu’elle est « trop obèse snif viens on se casse de ce magasin d’anorexiques », à celle qui a un avis sur tout, de préférence pas le même que vous et vous casse dans toutes vos aspirations à l’originalité, en passant par la radine qui trouve tout trop cher et vous fait culpabiliser …Mais n‘oublions pas celle avec qui vous hurlez de rire dans les cabines en essayant des horreurs (et la magie des cabines qui fait que parfois des horreurs importables se transforment en La pièce maitresse de votre garde robe, parce qu’ elle rend pas pareil sur vous que sur le cintre –après tout c’est logique vous êtes mieux foutue qu’un cintre quoi !-) pour ce qui en est du chéri, vous avez de la chance si il porte les sacs sans broncher, ne se montre pas excédé de fatigue après 2 magasins et reste calme pendant votre fameuse traque de cellulite dans la cabine . Mais, entre nous, les magasins ne sont pas l’habitat naturel du chéri et il vaut mieux le laisser en dehors de ça le pauvre(et comme ça il arrête de vous traiter de psychopathe en découvrant le prix de chaussures, parce qu’il comprend pas que celles là vous les aimez d’Amour Pur et Sincère et qu’il vous les faut absolument, contentez vous de lui montrer les chaussures après avoir jeté l’étiquette et si il s’enquiert du prix, un « je sais plus mais pas beaucoup » avec votre plus beau sourire devrait faire l’affaire.

1 commentaire:

  1. Et un nouveau lecteur (oui, lecteur!) ! Pas encore tout lu de tes articles mais je t'ajoute dans mon signet "blog mode"... En attendant de rejoindre Bruxelles en octobre, je vais suivre avec beaucoup d'intérêt tes articles plein d'humour et de bons conseils...!

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