mardi, avril 02, 2013

Keep Calm and Drink Champagne


During the Emporio Armani cocktail presention of the Spring Summer 2013 collection

mardi, décembre 11, 2012

Gare Centrale, Place de l'Albertine




Great winter layering! :)

vendredi, octobre 12, 2012

NYC: La fois où j'ai cru que j'étais S.


Enfin non pas S., pas B. Non, mieux ! Un condensé des deux, Serena sans son poireau à côté du nez et Blair sans son double menton, un délicieux cocktail de wonderfulness, vertigineusement talon aiguillée, brushinguée, et full de self confidence...Prête à faire la fête jusqu'au bout de la nuit à New York la ville qui ne dort jamais. Je suis la déesse de la night new yorkaise, Je suis Queen BFF, je suis...en retard !





Mais mon accoutrement (mini jupe + escarpins) ne permettant que des enjambées limitées dans leur efficacité, je trottine plus que je ne courre vers le métro. C'est à cet instant que je réalise que je ne suis effectivement pas Serena van der Woodsen parce que si j'étais Serena van der Woodsen je serai dans une limo en train de boire du champagne avec Chuck, or je suis à présent en train d'attendre le métro avec pour seule compagnie un sans-abri (quoiqu' il a l'air fortement alcoolisé ce qui marque un gros point commun avec Chuck ! ). Mais ça ne m'empêchera pas d'être la déesse de la night. Pour ne pas me sentir boudinée dans ma robe (que j'ai prise XS pcq le vendeur était mignon et que je ne voulais pas qu'il me prenne pour une grosse en checkant mon étiquette), j'ai eu la brillante idée de sauter mon repas. Mais pas folle la guèpe, comme je suis la personne que Serena van der Woodsen rêve secretement d'être, j'ai pris un smoothie à la spiruline à emporter pour arnaquer mon estomact qui n'y verra que du feu. (et me le fera indéniablement payer le lendemain).

Le trajet en métro se passe sans encombres dans les entrailles de Manhattan et ce, jusqu'aux escaliers menant à la 5th Avenue. Comme je gravis les marches du mieux que ma jupe me le permet, l'abominable cruauté de l'existence me rattrappe. Il ne suffit que d'une seconde pour faire basculer une vie comme on dit, eh bien pareil pour la soirée de ma vie (celle où Chuck va me demander en mariage parce que m'avoir moi est l'équivalent d'un threesome avec Serena et Blair). Une seconde, ce qu'il faut à la peau échauffée de mon talon pour frotter la paroie de l'escarpin un fois de trop et à ma peau de se déchirer en ce qu'on appelle communément "une putain d'ampoule ouverte à vif et bien douloureuse". Qui va prendre soin de foutre votre soirée en l'air. J'ai distinctement entendu le "schriitch" fendre le silence des rues newyorkaises, comme si même les écureuils de Central Park avaient retenu leur souffle en sentant dans leur moustaches frémissantes ma vie basculer. J' ai tellement mal que j'ai l'impression qu'on m'a sectionné la jambe entière. D'ailleurs, si les secours n'arrivent pas très vite je devrai peut-être me résoudre à m'amputer moi même avec ma lime à ongle. J'achève tant bien que mal la volée de marches en couinant. Et surtout, je prie Dieu (Enfin Karl Lagerfeld) pour qu' il reste un pansement quelque part dans mon portefeuille. Sinon je pourrai toujours arracher un bout de ma jupe pour me faire un garrot. Mais vu sa longueur j'aimerais éviter d'en arriver là. (encore une fois vous croyez qu'un mec ce serait arreté pour me proposer un bout de sa chemise ? Sûrement pas ! Où diable est passé Chuck ??). Vous devez savoir que si mon portefeuille était doté d'un majeur il passerait son temps à le brandir dans ma direction, et cette nuit ne fait pas exception. C'est toujours pareil ! Que ce soit pendant les soldes où je regarde si "des fois j'y aurais pas égaré un billet de 100 balles" ou maintenant quand j'espère un miracle, un sponsoring d'hansaplast ... Pas de pansement donc. De toute façon les pansements c'est comme les ballerines, c'est pour les petites joueuses... D'ailleurs si je tords la cheville à 85° vers l'extérieur la douleur devient presque supportable quand je marche, je sens à peine mon pouls battre dans mon talon. OH MON DIEU JE VAIS MOURIR. J'ai la démarche de "Beyonce ft. le chorégraphe de Thriller".

C'est donc en boîtant que j'arrive à destination, le 230 fifth.


Je me présente devant le vigile. Il me lance un regard hyper méfiant ( la douleur de ma plaie béante m' a arraché quelque larmes donc forcément le smokey eye en a pris un coup dans le sex appeal) Et puis j'ai tellement froid que je tremble comme si j'étais en pleine crise d'épilepsie, à coup sur il doit me prendre pour une junkie sous coke... Mais je réalise bien vite que son regard mauvais s'adresse en fait directement à mon gobelet au liquide verdâtre que je tiens toujours à la main (forcément toutes ces émotions m'ont coupé l'appétit) Je m'empresse de préciser que ce n'est que de la spiruline et que je ne compte ni la fumer ni la sniffer. Ah. Ah. Ah. Je me retiens de lui donner un coup de coude hilare dans les côtes ( Il risquerait de m'en briser 5 en réponse).
"Ahaha" donc...
Il réagit, de fait, assez mal à mon humour ravageur. Et mon rire de gorge n'y change rien. Je le regarde et n'arrive pas à décider de si il est sur le point d'éclater de rire, me faire une grande tape dans le dos et m'inviter à entrer faire la fête ou de me dégager comme une malpropre. Je précise alors que ma démarche claudiquante n'a rien avoir avec un quelconque état d'ébriété avancé mais que j'ai juste une ampoule ouverte et que si il ne voit pas le rapport il n'a qu'à googler 'ampoule ouverte pied" et il comprendra (Tant pis pour ma dignité). Mais rien n'y fait , il m'interdit l'accès. J'ai un hoquet d'indignation qui ne fait qu'aggraver mon cas.

Désespérée je fais quelque pas sur le trottoir ( En vrai je suis à cloche-pied parce que mon talon meurtri me fait vraiment trop mal).

Et c'est là que ce produit l'instant sur le point de transformer ma soirée pourrie en comédie romantique New Yorkaise, j'aperçois au loin, dans le tumulte de la saturday night fever, deux phares. Je plisse des yeux pour mieux voir (car mes lunettes sont rangées dans la même boîte que les pansements et les ballerines) et ce que j'aperçois me rappelle que Dieu existe. Car il s'agit d'une limousine... Qui s'approche de moi... Chuck enfin ! me dis-je. Je fais encore quelque pas vers la rue, les phares s'approchent, et puis comme dans un film en noir et blanc au ralenti, la longue voiture sombre s'approche du trottoir , s'approche de moi et...d'une effroyable flaque d'eau visqueuse de la taille d'une piscine olympique dont le contenu vient gicler sur ma robe à paillettes qui ne supporte que le nettoyage à sec, et ce avant de continuer sa route.

Fuck.
Mais vous savez quoi ? Je m'en fous. Parce que j'ai toujours su que j'étais plus une Carrie qu'une Serena...



dimanche, septembre 09, 2012

lundi, août 20, 2012

dimanche, août 12, 2012

vendredi, juillet 27, 2012

Pourquoi toutes les bonnes choses ont-elles une fin d'abord, et est-il physiquement possible de perdre 5 kilo pendant un vol de 10h ?


3kg alors peut-être ??

...Je suppose que si je m'affame (= refuse les lunch et breakfast de l'avion + évite la plaquette de Toblerone d'un kilo à la duty free) je devrais pouvoir rentrer en Belgique (snif snif) ni vu ni connu, comme si j'avais pas passé, genre, un mois à m'empiffrer comme un ver solitaire ( btw, je voudrais pas encore avoir l'air de l'hystérique hypocondiraque mais maybe que j'AI un ver solitaire... mais il peut rester là,hein, autant de temps qu'il veut). Et comme je n'avais ni balance ni miroir pied pour scruter ma graisse, j'ai un peu fait l'autruche et enfoui ma tête dans le cheescake...Je pensais que ça ne pouvait pas être si terrible que ça..

ERREUR !

Il n'a pas fallut plus longtemps que le temps d'enregistrer ma valise à JFK pour m'en rendre compte, quand l'hôtesse m'a annoncé d'un ton ferme et consterné, et avec autant de diplomatie que dr. House apprenant à sa patiente qu'elle va mourir, que j'avais "4 kilo de trop, waaaay too much" OMG OMG !! 'j'étais sur le point de tout avouer: mon addiction aux Frapuccinos moccha coco, ma liaison sulfureuse ac Ronald McDonald et toute les fois où j'ai pris le métro au lieux de marcher, quand elle a du voir qu'elle avait touché un point hyper sensible et a essayé de se rattrapper en disant qu'elle parlait de ma valise... Mais on ne me la fait pas à moi, j'ai bien vu que quand elle a dit "4 kilo de trop" elle regardait mes cuisses et pas ma valise, bitch !

Mais elle n'en est pas restée là, après m'avoir traitée de grosse vache de la façon la plus brutale qui soit, elle m'a placée au 11G,je me suis dit que c'était peut être les sièges réservés aux personnes à disability ? ( Après tout, l'obésité est une sorte de handicap aux USA et comme je suis "wayyy too much" grosse d'après elle ...) mais en m'installant dans l'avion je me rend compte que le 11G n'est rien de moins que l'une des des emergency exit, lourde responsabilité genre,déjà que je fais en sorte d'eviter les responsabilités au possible en temps normal et là je suis sensée ouvrir la porte de secours moi même ? Genre au milieu de toute la panique ambiante d'un CRASH aérien, les gens qui hurlent et pleurent parce qu'ils vont mourir, moi je devrais rester stoique et ouvrir la porte, et aussi la tenir aux gens tant qu'on y est ??! Je les connais même pas ces nazes ! Franchement j'ai déjà du mal à ouvrir une bouteille de vin alors la porte de secours, je le sens moyen. D'autant plus que, je me connais, je vais encore me retrouver avec la poignée dans la main, là on sera pas dans la merde. Comment tripler le nombre de victimes d'un crash d'avion à cause de la partie esprit pratique mal développée de mon cerveau (cette même partie qui gère le sens de l'orientation et a failli me coûter la vie dans Bronx). Je me demande si les médias arriverait à déterminer que c'est ma faute, genre en trouvant mon nom dans le fichier d'attribution des sièges de l'autre pétasse,je vois déjà le gros titre:

36000 morts dans un crash d'avion au dessus de l'Atlantique: Elle n'avait pas compris qu'il fallait tourner la poignée vers la droite. " La. Honte.

Evidemment on a le droit de ne pas le sentir et demander à changer de siège, seulement voilà, l'autre particularité de la place 11G de mon avion c'est que c'est le premier rang et qu'y a genre 3 mètre d'espace devant moi pour étaler ma graisse mes jambes devant moi. Sale dilemme: la vie des gens autours de moi ou mon confort personnel ? Qu'on peut parapharser par "sauver des inconnus ou éviter la thrombose veineuse des jambes? La vie est faite de choix douloureux, les amis.. Et y a 5 autres issues de secours, ça va hein. De toute façon, si jamais y a un crash (probabilité 0,005 %, en plus j'ai checké mon horoscope) je pourrai toujours aller me planquer aux toilettes comme ça c'est un des stewards qui ouvrira la porte muahahaha.

Comme j'avais une escale je me suis demandé comment rentabiliser le temps d'attente pour progresser dans mon super régime 5kg en 10h, et là j'ai eu une illumination: les grands tapis roulants qu'on trouve dans les aéroports! J'ai toujours pensé que c'était vraiment un truc de gros patapouffes, MAIS, et c'est là que réside tout mon génie, si on le prend à l'envers c'est exactement comme un tapis de fitness, géniale idée, vive moi ! Je vais déposer un brevet et vendre l'idée aux magazines féminins comme le nouveau hit du effortless gym, vraiment sensationnel comme méthode je suis là, sur mon tapis, je sens les calories brûler, ma culpabilité partir en fumé, mes cuisses reprendre taille humaine...Sauf que, comme d'habitude, les gens sont genre ultra relou style "j'ai un avion à prendre blabla je suis pressé blabbla donc c'est plus important que JE passe et JE me permet de bouger (et d'engueuler !) des pauvres gens qui essayent de lutter contre le diabete de type II en faisant de la gym effortless" En gros (c'est le cas de le dire), je pourrais mourir et m'étouffer dans ma graisse qu' ils me rouleraient encore dessus avec leurs valises. Dans quel monde on vit, franchement ?


PS: Autre signe alarmant de mon obésité en devenir, j'ai eu trop du mal à gonfler mon coussin dans l'avion, et l'essoufflement est un signal d'obésité.

PPS: Signe de vieillesse/fin de jeunesse cool et insouciante: j'ai un petit coussin gonflable, je suis non seulement une obèse mais carrément une mémé obèse ! )


jeudi, juillet 26, 2012

dimanche, juillet 15, 2012

Sur les pas de SATC



Chères lectrices, je l'ai fait.
Au nom de nous toutes, celles qui ont fantasmé sur Manolo Blahnik ,qui ont systématiquement comparé leur copain à Mr. Big, celles qui brunchent avec leurs meilleures amies le dimanche midi, celles qui rêvent d'être payées $4,5 la ligne chez Vogue... J'ai trouvé la maison de Carrie.



C'est l'un des secrets les mieux gardés de New York, du moins à l'époque où la série était encore tournée.

Les adresses que Carrie donne aux chauffeurs de taxi par exemple sont non seulement fake mais varient d'un épisode à l'autre,et ce afin d'égarer les pèlerines en stilletos.

Mais rien n'arrête BFF et je l'ai finalement trouvée.


Niché dans l'une des plus adorables rues que j'ai vue à NYC, au coeur de Greenwich Village,le 66 Perry Street,avec ses marches mythiques, sa grande porte, son browstone et la petite fenêtre en haut, d'où on jurerait apercevoir une tête bouclée derrière un macbook ouvert.




Bon, je ne suis pas la première à venir fantasmer sur ce perron et le petit panneau me le fait bien sentir, et refroidit tout de suite les ardeurs des fans les plus enthousiastes, en gros ça dit "foutez nous la paix bande de sale petite groupies hystériques, y a des gens qui vivent ici. Thank you". Y a même une petite boite qui nous invite à mettre un dollard quand on prend une photo, l'argent sera reversé à une association de protection des chiens ou quelque chose du genre; TRES MAUVAIS CHOIX, dans la mesure où les chiens sont la pire race de chaussurophage du monde... Carrie n'aurait certainement pas approuvé (pas pour rien qu'elle a envoyé ce bon vieux Aidan et son clebs à la gare)

Bref,quand la question du to be or not to be une enième greluche qui pose devant la maison genre-c'-est-là-que-j-habite-huhu s'est posée et je me suis dit que j'avais pas envie de me prendre une balle dans la tête en aprochant de trop près.

Au moment où j'immortalisais l'immeuble, une vieille dame est passée et s'est arrêtée en me regardant, j'ai eu peur que ce soit la proprio et qu'elle m'engueule, donc j'ai pris l'air de la fille qui est super concentrée sur l'arbre et je me suis préparée et lui répondre "sex and what? I don't watch porn !" avec mon air le plus outré, mais en fait c'était une gentille mamie qui m' a dit un truc par rapport à sex and the city que j'ai pas compris mais c'était bienveillant, et elle a même ajouté que Sarah Jessica Parker habitait juste derrière le coin (HIIIIIIIIIII).

Et effectivement: 57, Charles Street, la maison est quasi identique en plus !



Celle d'en face est à vendre, petit tuyau en passant pour celles qui auraient les moyens ^^





















Si vous continuez un peu plus loin, à l'angle de la 11e et de Blecker street (oui oui la même rue que le pop up store de Karl) vous arrivez à la fameuse Magnolia Bakery, dont la réputation n'était déjà plus à faire à NYC quand Carrie et Miranda ont commencé à se goinfrer de leur cupcakes....
Et
c'est vrai devant toutes ces péchés mortels (pour la ligne, entendons nous) on a juste envie de les manger à s'en faire exploser le ventre en confiant ses peines de coeur à se meilleure amie..

)

Elle est renomée pour son pudding à la Banane, mais je suis une petite fofolle rebelle alors j'ai pris un velvet cheesecake, so new yorkais !
(ET ils ont la délicatesse de ne pas vous jetez le nombre de calories à la tronche pour vous faire culpabiliser, fait assez rare à NYC





Et comme je m'étais installée dans un petit square juste en face de la patisserie pour dévorer mon butin, j'ai aperçu de l'autre côté de la rue un autre grand ami de Carrie...




j'ai aussi croisé environ 35 boutiques de vintage, y a pas à dire le quartier entier respire SATC.



jeudi, juillet 12, 2012

Lost in NYC

imaginez

vous êtes dans New York par une chaude soirée d'été, vous êtes seule, votre sœur a rejoint des amis à une soirée... Vers 22h30h vous décidez de regagner votre appartement, vous prenez donc le métro, là vous rêvassez jusqu'à ce que le numéro de votre station, le 125, apparaisse. C'est étrange vous ne reconnaissez pas la station...vous descendez quand même en vous disant que vous avez mal vu...Ah ben si c'est une station couverte alors que la votre est découverte, bizarre ça... Mais vous n’avez pas le temps de vous retourner que le métro a déjà filé. Bon, peut être que c'est une sortie différente de d'habitude, vous gravissez l'escalier qui mène à la sortie. Là, vous comprenez qu'il y a un problème. Vous n'êtes pas dans l'Upper West Side, vous êtes peut-être à une station n° 125 mais ce n'est certainement pas VOTRE 125. Pire. Vous êtes à une station 125 dans le Bronx, il est 23h, vous portez la jupe la plus courte de votre valise et vous n'avez pas de gsm avec vous parce que " de toute façon y a pas de réseau"... En un mot : Génial.




Vous voilà dans de beaux draps. Le sens de l'orientation atrophié a encore frappé.. Vous ne vous démontez pas pour autant et tenter de raisonner. Vous revérifiez le panneau qui brille de façon assez glauque au dessus de la bouche de métro, c'est bien écrit « 125 ». Vous en déduisez que vous êtes sur la 125e rue ce qui est déjà une bonne nouvelles mais trop à l'est ou trop à l'ouest, en tout cas trop au Bronx. C'est assez ennuyant comme situation dans la mesure où vous n'avez pas de boussole donc difficile de localiser l'Est et l'Ouest, vos années scout vous rappellent que la mousse pousse toujours du côté nord des troncs d'arbres, sauf que merci y a plus d'arbre dans le Bronx depuis 1492. Vous décidez d'utiliser votre instinct (alors que vous savez très bien que c'est une mauvaise idée, la dernière fois que vous avez fait confiance à cet enfoiré d'instincts c'était à un QCM de math et le résultat s'est avéré désastreux). Mais n'écoutant que ce gros baratineur qui croit tout savoir mieux que tout le monde (c'est pour ça que "instinct" est un mot masculin ^^) vous prenez à droite. Et puis de toute façon ça vous mènera bien quelque part, il sera toujours temps d'improviser au prochain croisement de rue. Sauf que plus vous progressez plus l'éclairage devient rudimentaire, le trottoir sale ( genre y a des taches ultra chelou par terre, du sang !) et l'atmosphère générale lugubre. A la 3e vitrine éclatée, vous décidez que vous vous êtes trompée de côté et rebroussez chemin, c'est là que vous croisez une bande d'individus tout à fait charmants qui s'adressent à vous dans un anglais dont vous ne comprenez pas toutes les subtilités mais discernez tout de même distinctement le mot "pussy" , suite à cela, vous tirez discrètement sur votre jupe. La dite jupe en jeans ultra courte donnait très bien à Union Square pour prendre le soleil, tout comme votre cropped top..là maintenant tout de suite, vous vous sentez aussi à l'aise que si vous étiez en porte jarretelles et cache tétons fluo. Mais vous savez que le plus important dans ce genre de situation c'est de garder la face et de ne pas montrer qu'on a peur et qu'on est perdue. Bon l'ennui dans le fait de ne pas montrer qu'on est perdue c'est qu'on ne peut pas sortir sa carte géante de New York , forcément on serait grillé tout de suite. Pour ce qui en est de ne pas montrer qu'on a peur vous jetez un œil dans une vitrine encore entière et là, pour le coup, vous arborez votre tête de lapin pris dans la phares d'une voiture la plus convaincante, la reine de la pokerface et du sang froid. Vous envisagez de cracher par terre pour vous faire respecter (heureusement que la télé est là pour vous enseigner les codes de la rue).



Vous vous dites finalement que la meilleure chose à faire c'est de demander votre chemin à quelqu'un, vous trouverez bien une bonne âme...vous jetez un œil aux alentours et force est de constater que tous les visages que vous croisez ont des sales têtes de tueurs, tous sans exception, et puis soudain vous repensez au cannibal de Miami. Vous apercevez un homme qui boite, et envisagez de lui demander à lui, comptant sur le fait que si il vous veut du mal vous n'aurez aucun mal à le semer. Mais c'est là que vous vous rappelez qu'en plus de votre jupe la plus courte vous portez vos chaussures les plus inconfortables évidemment, et que non seulement courir est complètement exclu, mais le simple fait de marcher semble assez limité dans le temps. Vous avez bien envisagé d'enlever vos chaussures mais il semble que vous ayez trouvé un sol encore plus dégueu que celui de l'aéroport, vous vous dite que quitte à mourir, autant mourir les pieds propres (est-ce que Jésus n'a pas dit un truc du genre dans la Bible?) de tout façon il manque environ 30 dents au boiteux, à tous les coups vous comprendrez rien à son explication donc c'est pas la peine. Soudain, lueur d'espoir, vous apercevez une silhouette féminine qui s'approche de vous, enfin silhouette féminine c'est un grand mot ce serait plutôt silhouette patibulaire pourvue de seins... vous vous sentez sortie d'affaire, vous pensez: instinct maternel, solidarité féminine, tout ça...Mais quand vous découvrez le visage de la dame en question vous faites marche arrière vers le vieux boiteux édenté, finalement tout à fait sympathique.

Ayant renoncé aborder quelqu'un vous décidez qu'il serait plus prudent de vous rediriger vers le métro (mais où etait il encore ?), sur le chemin vous apercevez encore une tache rouge par terre, vous êtes persuadée que c'est du sang et vous avez assez regardé NCIS pour savoir que cette petit goutte provient d'une balle tirée du trottoir d'en face par un gaucher. Juste à coté de vous l'alarme d'une moto se déclenche sans prévenir, là, ce n'est pas un sursaut que vous faites mais un bond de 5m, cheveux dressés sur la tête.
A ce stade là vous avez juste envie de vous rouler en boule par terre en position fœtale et de chanter une chanson de Disney pour vous réconforter...

Mais je ne fais pas durer le suspense plus longtemps, j’en suis sortie vivante entière, et j’ai appris par la même occasion que comme je pensais pouvoir prendre indifféremment les lignes de métro 1, 2 ou 3, en fait non ! Les 2 et 3 amènent directement à Harlem et au Bronx.

Sinon l’article donne quelque indices du foirage total de mon pèlerinage modesque « je portais une mini jupe et un cropped top » aaarg, oui je sais. Pire ! Quand je dis mes « chaussures les plus inconfortable, je ne parle même pas d’escarpins , mais de tong (dont la lanière me fait atrocement mal quand même).. Allez y jetez moi votre Birkin à la tronche, huez moi…Mais c’est la canicule à New York et je ne sais vraiment pas comment faisait Carrie pour déambuler en Manolo dans les rues sans fins sans perdre d’orteils dans l’opération (enfin, si je sais, cette sale riche prenait le taxi et pas ce fourbe de métro qui donne le même noms à 3 stations dispersées aux quatre coins de la ville)
L’autre fois je suis passée devant le building Conde Nast et j’ai baissé les yeux tellement ma tenue n’était pas digne de fouler le même sol qu’Anna…