jeudi, septembre 12, 2013

Gatsby le Magnifique








Pour la sortie du DVD de The Great Gatsby, la Warner Home Video a organisé dans ses bureaux d’Amsterdam une projection du film. L’événement était destiné aux journalistes et bloggers mode, avec mise en évidence de la collaboration avec Prada et Tiffany.  Et BFF y était (Des fois qu’y aurait des goody bag sponsorisés Prada ou Tiffany, see my point ?) Bon on a pas eu de parures Tiffany, même pas de robe Prada Vintage mais on s’est pas déplacées pour rien non plus…

décor surchargé, marque de fabrique de Lurhmann
 Après Jack Clayton en 1974, c’est Baz Lhurmann qui s’attaque à l’adaptation du chef d’œuvre littéraire de Fitzgerald. Il avait déjà démontré son talent à retranscrire des univers riches et spectaculaires dans le très baroque Moulin Rouge. Et s’attaquer à des géants de la littérature ne lui fait visiblement pas peur puisqu’il s’est fait connaître en modernisant rien de moins que Shakespeare himself, dans son adaptation Romeo+ Juliet


The Great Gatsby c’est LE livre culte des Etats Unis, personne n’en réchappe puisqu’il est étudié à l’école, un véritable piller de leur culture. Pourquoi ? Parce qu’il incarne une des plus vieilles obsessions de l’Amérique : la différence entre la noblesse et les parvenus ; ce qui différencie les vrais riches de ceux qui ont amassé de l’argent de façon malhonnête. Ces nouveaux riches qui font la fête, achètent des manoirs démesurés, des vêtements au luxe ostentatoire. 
Et c’est là le reflet de cette société qui au sortir de la première guerre mondiale vit un véritable boom boursier dû à une économie florissante. On gagne de l’argent en spéculant. Et même si on est en plein dans la Prohibition, on veut faire la fête profiter de la vie, s’ennivrer, se griser, s’étourdir, gaspiller, et surtout briller.
Qui « on » ? Les nouveaux riches, ils ont fait fortune rapidement grâce à la bourse mais ils sont dépourvus d’éducation et de bonnes manières, car ça, ça ne s’achète pas. Aucun sang bleu ne coule dans leurs veines. Gatsby, C’est l’image du rêve américain et son revers. Tu peux t’en sortir, gagner de l’argent, devenir riche, mais tu ne feras jamais partie du groupe de ceux qui sont « bien nés ».

L’univers de Gatsby brille mais quand les paillettes se décollent ressurgit le désespoir, tout le monde sait que ces belles voitures et ces fêtes décadentes mèneront tout droit au krach de 1929 et à la Grande Dépression.



Une ambiance finalement pas si éloignée de la nôtre, le film a beau se dérouler en 1922, il a l’avantage de prouver à notre génération qu’elle n’a rien inventé en matière de fêtes et de divertissements  décadents.
 (On faisait les foufous autour de la piscine bien avant Project X).
Project X n'a rien inventé..


... Oh boy, non.



Les scènes de fêtes en plus d’être magnifiques du point de vue de la composition esthétique sont absolument modernes.



La musique d’abord, Lurhmann a superposé aux scènes des compositions originales à cheval sur les deux époques (Crazy In Love version Ragtime). Les gens dansent et se saoulent. Rien de nouveau.


Tom Hiddleston et Alison Pill, incarnants
Scott et Zelda Fitzgerald dans Midnight In Paris, 2011



Fitzgerald (qui s’est beaucoup inspiré de sa vie dans son œuvre) et ses acolytes de la Lost Generation savaient déjà, et avec plus d’insouciance que nous, s’ennivrer au champagne et brûler la chandelle par les deux bouts. Woody Allen l’a montré dans son Midnight In Paris.






Et cette philosophie est tout aussi vraie pour les costumes. Muiccia Prada a dessiné pas moins de 40 robes d’arrière plans pour les soirées, toutes en paillettes, strass, sequins.










Elle a aussi créé la “robe chandelier” et l’étole de fourrure que porte Daisy à sa première - et dernière - apparition à une fête de Gatsby. La robe est en fait une adaptation d’une pièce de la collection SS 2010 de Prada. 





Gucci SS 2011








Encore une fois un savant mélange entre les années 20 et notre époque. Epoques finalement pas si éloignées après tout puisque le Vintage est  tendance. D’ailleurs, tout le monde se souvient de la collection que Gucci a sorti il y a quelques saisons, en hommage aux Roaring Twenties, qui nous donnait déjà envie d’apprendre le Foxtrot. 











Les costumes des hommes ne sont pas en reste puisque leur confection a été confiée à Brooks Brothers, chez qui Fitzgerald lui-même était client. 


Même chose pour le choix des bijoux,   Tiffany comptait l’écrivain parmi ses clients fidèles.
Diamonds are a girl's best friend

Mais ces costumes ont un intérêt qui va plus loin que leur beauté et fabulosité. Car ils servent réellement le propos du film, au même titre que la musique et même les dialogues, ils divulguent le sens profond du roman de Fitzgerald.

  Je l’ai déjà dit Gatsby le Magnifique n’est pas seulement une histoire d’amour tragique entre un milliardaire friand de fêtes et une « golden girl » au mariage malheureux. The Great Gatsby parle des castes américaines, de ce gouffre infranchissable entre les nouveaux riches et ceux qui sont réellement nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Ce gouffre est d’ailleurs symbolisé par la baie qui sépare West Egg (où vit Gatsby) et East Egg (où vivent Daisy et Tom). 



Les vêtements  des personnages dans le film sont tout a fait représentatifs du clan auquel ils appartiennent, quelques exemples :


Daisy, la "Golden Girl", ne porte que des matériaux nobles et coûteux, de la soie, de la fourrure, des diamants. Toujours des couleurs pastels, dans une palette qui va du rose au blanc. De là se dégage du personnage une certaine candeur, de la pureté voire de la naïveté et surtout une élégance innée, de celle des filles de bonne famille, qui ont toujours été épargnées de la rudesse du monde réel.







En contrepoint, on trouve la maitresse de Tom, Myrtle. Femme d’un garagiste, on lui devine un passé difficile, elle vit dans la vallée des cendres. Son seul exploit est d’avoir mis le grappin sur Tom, qui lui paye un petit appartement à New York et lui passe tous ses caprices. Mais malgré cela, elle a beau avoir séduit le mari de Daisy elle n’atteindra jamais la grâce et l’élégance de l’épouse légitime. Elle gaspille l’argent de Tom dans des robes vulgaires, elle a beau tenter de dissimuler son accent de la campagne dans des attitudes précieuses, elle reste une femme de garagiste et aucune robe ou parure ne la lavera jamais de sa condition de « pauvre ». Et c’est exactement le message que fait passer cette robe au rouge criard, au décolleté tout sauf classe.









On retrouve le même contraste dans les intérieurs respectifs des deux jeunes femmes : Blanc et épuré chez Daisy

 Rouge baroque et criard chez Myrtle. 


Et malheureusement c’est encore cette même opposition entre les gens bien nés et les parvenus que nous retrouvons entre Tom et Gatsby.

Les fêtes tapageuses de Gatsby, son goût pour l’exagération (les fleurs, la bibliothèque pleine de livres jamais lus) et sa façon de s’habiller tout indique qu’il ne fera jamais partie de ce monde auquel il aspire.  Car l’argent n’achète pas le sang bleu, c’est un don, et Tom l’a eu à sa naissance. D’ailleurs Tom déteste West Egg (où vit Gatsby), repère de nouveaux riches  tous plus vulgaires les uns que les autres dans leurs maisons tapageuses. Il affichera le même dédain à l’unique fête organisée par Gatsby auquel il assistera, car les fêtes de Gatsby sont l’incarnation de tout ce qu’il hait dans West Egg. Et c’est ainsi qu’on entrevoit déjà la fin tragique de l’histoire d’amour entre Gatsby et Daisy, ils ne sont pas du même monde et ne le seront jamais. Même si la fête l’a distraite pendant une soirée, ce n’est pas le monde de Daisy. Elle a les mêmes sentiments que Tom à ce propos, même si elle est plus diplomate que son mari bourru et arrogant.

Rien que le costume rose de Gatsby laissait présager l’avortement de son plan. Ce costume rose a beau être parfaitement coupé, il détonne avec le monde auquel il voudrait tant appartenir. Celui des gens qui vont à Oxford de père en fils. Et Tom ne cachera pas son amusement devant l’accoutrement de Gatsby , comme si sa simple vue le rassurait tout de suite par rapport à l’inoffensivité de son rival. 



Gatsby n’a pas le sens de la mesure, il n’a pas cet air ennuyé devant le luxe, il n’affiche pas cet air désabusé de ceux qui ont tellement d’argent depuis toujours qu’ils ont compris depuis longtemps que ça ne faisait pas le bonheur. Il aura beau amasser autant d’argent qu’il veut, il ne jouera jamais dans la catégorie de Tom et Daisy.
 Encore une fois les intérieurs aussi sont particulièrement révélateurs de la nature profonde des personnages. Tout chez Gatsby montre son obsession d’appartenance. En plus de son faux nom il s’est inventé des armoiries, qu’il a fait mettre partout. 









Il décore son manoir d’antiquités comme pour se donner une histoire, recréer son passé. 



Exactement comme quand il demande à Daisy d’affirmer n’avoir jamais aimé Tom. Gatsby est obsédé par son passé, il veut le transformer. Il pense qu’en ayant Daisy, il aura enfin une certaine légitimité dans ce monde. Il n’aime pas réellement Daisy, il aime ce qu’elle représente pour lui, ce passage vers les « vrais riches », il aime cette lumière verte à l’horizon de l’autre côté de la baie qui sépare les richesses légitimes des malhonnêtes.




Par cette réflexion donc, et par ses vêtements même, Gatsby rappelle le personnage de Myrtle, pas étonnant qu’ils trouvent tout deux la mort, tels deux papillons de nuit, attirés par la lumière.


"Gatsby believed in the green light, the orgastic future that year by year recedes before us. It eluded us then, but that’s no matter—tomorrow we will run faster, stretch out our arms farther. . .
And then one fine morning—
So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past."  F. Scott Fitzgerald, The Great Gatsby p.188



Merci à Tim Desmet de l'agence Day One pour les visuels.

jeudi, juillet 11, 2013

Chronique Radio Contact: Comment être tendance cet été à la plage ?

Depuis Jeudi passé, vous pouvez nous retrouver sur Radio Contact, tous les jeudi à 14h30 juste après le flash info pour une chronique sur les tendance de cet été.

La cruauté du monde du travail voulant que la chronique ne dure qu'une minute et demie, voilà de quoi la compléter et l'illustrer ! !


Alors, cet été à la plage on la joue beach girl bohème. On s’inspire des surfeuses australienne et de leur look pseudo-négligé.
                     

Alors tout d’abord quel maillot choisir cet été pour la plage ?? 
Déjà, il faut savoir que au delà de la tendance, il faut choisir un maillot adapté à sa morphologie, à ce qu’on veut dissimuler et ce qu’on veut mettre en valeur. Le bikini bandeau est très tendance mais il est plus adapté aux silhouettes androgynes qu’à une femme qui fait du D par exemple... Mais pas de panique, la mode ratisse large et tout le monde devrait y trouver son compte ;-)
Pour celles qui optent pour des deux-pièces. Comme je l’ai dis le bandeau est encore très en vogue cette année, même si les traditionnels triangles restent totalement dans le coup. Dans les deux cas, plongez dans la tendance froufrou et prenez un bikini à franges ou à volants. En plus ça permet de tricher un peu et d’ajouter du volume. 

Sinon ça fait quelque été que le maillot une-pièce est ressorti. Et c’est la pièce pour rester glamour à la plage, pensez à Lana Del Rey.

Vous pouvez le choisir bustier ou avec un décolleté plongeant. Le dos nu est aussi une valeur sure.

Les motifs suivent la tendance des podiums, donc des imprimés ethniques, qui vont rappeller l’Afrique ou l’Amériques du sud.  Mais on peut aussi opter pour des pois ou des petits carreau style Vichy qui donnent toujours très bien sur des maillots. Si vous préférez un maillot unis, encore une fois adaptez là à votre carnation, vous pouvez opter aussi bien pour du pastel que du fluo. Une fois que votre hâle est bien installé vous pouvez même tenter le maillot métallisé.
En gros vous l’aurez compris niveau maillot, faites encore ce que vous voulez à peu près tout est permis tant que ça vous va à vous.

La grande question c’est qu’est ce qu’on porte autours ? Car le secret d’une tenue ce sont ses accessoires. Alors qu’est ce qu’on met pour rester fashion à la plage ?

Alors cet été terminé avec le classique paréo. On va détourner des pièces de sa garde robe. Vous pouvez par exemple porter un pull XXL en guise de robe de plage.
 Ou bien faites comme Olivia Palermo et piquez une chemise ample à votre homme et la porter avec une fine ceinture pour soulignez votre taille.





Sinon plus classique il y a l’indétrônable short en jeans. Osez le prendre rose ou orange, un peu délavé ou carrément flashy, dans les deux cas ça fera ressortir vos jambes bronzées.




Enormes tendance : surchargez vos poignets de petits bracelets en tissus colorés. Bracelets brésiliens, macramé, tissus liberty.  Ce sera encore mieux quand l’eau de la mer les aura délavé.Mais vous pouvez aussi ajouter de fins lacets en cuir et des petits bracelets de perles de toutes les couleurs. Vous pouvez les faire chez vous (il y a des tonnes de tutoriels sur youtubes) ou les acheter sur des marchés. 



On embarque un gros sac en tissus fourre tout pour ranger sa crème solaire, ses lunette et son magazine et on est prêtes !

mardi, avril 02, 2013

Keep Calm and Drink Champagne


During the Emporio Armani cocktail presention of the Spring Summer 2013 collection

mardi, décembre 11, 2012

Gare Centrale, Place de l'Albertine




Great winter layering! :)

vendredi, octobre 12, 2012

NYC: La fois où j'ai cru que j'étais S.


Enfin non pas S., pas B. Non, mieux ! Un condensé des deux, Serena sans son poireau à côté du nez et Blair sans son double menton, un délicieux cocktail de wonderfulness, vertigineusement talon aiguillée, brushinguée, et full de self confidence...Prête à faire la fête jusqu'au bout de la nuit à New York la ville qui ne dort jamais. Je suis la déesse de la night new yorkaise, Je suis Queen BFF, je suis...en retard !





Mais mon accoutrement (mini jupe + escarpins) ne permettant que des enjambées limitées dans leur efficacité, je trottine plus que je ne courre vers le métro. C'est à cet instant que je réalise que je ne suis effectivement pas Serena van der Woodsen parce que si j'étais Serena van der Woodsen je serai dans une limo en train de boire du champagne avec Chuck, or je suis à présent en train d'attendre le métro avec pour seule compagnie un sans-abri (quoiqu' il a l'air fortement alcoolisé ce qui marque un gros point commun avec Chuck ! ). Mais ça ne m'empêchera pas d'être la déesse de la night. Pour ne pas me sentir boudinée dans ma robe (que j'ai prise XS pcq le vendeur était mignon et que je ne voulais pas qu'il me prenne pour une grosse en checkant mon étiquette), j'ai eu la brillante idée de sauter mon repas. Mais pas folle la guèpe, comme je suis la personne que Serena van der Woodsen rêve secretement d'être, j'ai pris un smoothie à la spiruline à emporter pour arnaquer mon estomact qui n'y verra que du feu. (et me le fera indéniablement payer le lendemain).

Le trajet en métro se passe sans encombres dans les entrailles de Manhattan et ce, jusqu'aux escaliers menant à la 5th Avenue. Comme je gravis les marches du mieux que ma jupe me le permet, l'abominable cruauté de l'existence me rattrappe. Il ne suffit que d'une seconde pour faire basculer une vie comme on dit, eh bien pareil pour la soirée de ma vie (celle où Chuck va me demander en mariage parce que m'avoir moi est l'équivalent d'un threesome avec Serena et Blair). Une seconde, ce qu'il faut à la peau échauffée de mon talon pour frotter la paroie de l'escarpin un fois de trop et à ma peau de se déchirer en ce qu'on appelle communément "une putain d'ampoule ouverte à vif et bien douloureuse". Qui va prendre soin de foutre votre soirée en l'air. J'ai distinctement entendu le "schriitch" fendre le silence des rues newyorkaises, comme si même les écureuils de Central Park avaient retenu leur souffle en sentant dans leur moustaches frémissantes ma vie basculer. J' ai tellement mal que j'ai l'impression qu'on m'a sectionné la jambe entière. D'ailleurs, si les secours n'arrivent pas très vite je devrai peut-être me résoudre à m'amputer moi même avec ma lime à ongle. J'achève tant bien que mal la volée de marches en couinant. Et surtout, je prie Dieu (Enfin Karl Lagerfeld) pour qu' il reste un pansement quelque part dans mon portefeuille. Sinon je pourrai toujours arracher un bout de ma jupe pour me faire un garrot. Mais vu sa longueur j'aimerais éviter d'en arriver là. (encore une fois vous croyez qu'un mec ce serait arreté pour me proposer un bout de sa chemise ? Sûrement pas ! Où diable est passé Chuck ??). Vous devez savoir que si mon portefeuille était doté d'un majeur il passerait son temps à le brandir dans ma direction, et cette nuit ne fait pas exception. C'est toujours pareil ! Que ce soit pendant les soldes où je regarde si "des fois j'y aurais pas égaré un billet de 100 balles" ou maintenant quand j'espère un miracle, un sponsoring d'hansaplast ... Pas de pansement donc. De toute façon les pansements c'est comme les ballerines, c'est pour les petites joueuses... D'ailleurs si je tords la cheville à 85° vers l'extérieur la douleur devient presque supportable quand je marche, je sens à peine mon pouls battre dans mon talon. OH MON DIEU JE VAIS MOURIR. J'ai la démarche de "Beyonce ft. le chorégraphe de Thriller".

C'est donc en boîtant que j'arrive à destination, le 230 fifth.


Je me présente devant le vigile. Il me lance un regard hyper méfiant ( la douleur de ma plaie béante m' a arraché quelque larmes donc forcément le smokey eye en a pris un coup dans le sex appeal) Et puis j'ai tellement froid que je tremble comme si j'étais en pleine crise d'épilepsie, à coup sur il doit me prendre pour une junkie sous coke... Mais je réalise bien vite que son regard mauvais s'adresse en fait directement à mon gobelet au liquide verdâtre que je tiens toujours à la main (forcément toutes ces émotions m'ont coupé l'appétit) Je m'empresse de préciser que ce n'est que de la spiruline et que je ne compte ni la fumer ni la sniffer. Ah. Ah. Ah. Je me retiens de lui donner un coup de coude hilare dans les côtes ( Il risquerait de m'en briser 5 en réponse).
"Ahaha" donc...
Il réagit, de fait, assez mal à mon humour ravageur. Et mon rire de gorge n'y change rien. Je le regarde et n'arrive pas à décider de si il est sur le point d'éclater de rire, me faire une grande tape dans le dos et m'inviter à entrer faire la fête ou de me dégager comme une malpropre. Je précise alors que ma démarche claudiquante n'a rien avoir avec un quelconque état d'ébriété avancé mais que j'ai juste une ampoule ouverte et que si il ne voit pas le rapport il n'a qu'à googler 'ampoule ouverte pied" et il comprendra (Tant pis pour ma dignité). Mais rien n'y fait , il m'interdit l'accès. J'ai un hoquet d'indignation qui ne fait qu'aggraver mon cas.

Désespérée je fais quelque pas sur le trottoir ( En vrai je suis à cloche-pied parce que mon talon meurtri me fait vraiment trop mal).

Et c'est là que ce produit l'instant sur le point de transformer ma soirée pourrie en comédie romantique New Yorkaise, j'aperçois au loin, dans le tumulte de la saturday night fever, deux phares. Je plisse des yeux pour mieux voir (car mes lunettes sont rangées dans la même boîte que les pansements et les ballerines) et ce que j'aperçois me rappelle que Dieu existe. Car il s'agit d'une limousine... Qui s'approche de moi... Chuck enfin ! me dis-je. Je fais encore quelque pas vers la rue, les phares s'approchent, et puis comme dans un film en noir et blanc au ralenti, la longue voiture sombre s'approche du trottoir , s'approche de moi et...d'une effroyable flaque d'eau visqueuse de la taille d'une piscine olympique dont le contenu vient gicler sur ma robe à paillettes qui ne supporte que le nettoyage à sec, et ce avant de continuer sa route.

Fuck.
Mais vous savez quoi ? Je m'en fous. Parce que j'ai toujours su que j'étais plus une Carrie qu'une Serena...



Article précédent : Sur les pas de SEX AND THE CITY

dimanche, septembre 09, 2012

lundi, août 20, 2012